Après avoir tout fait pour se faire inviter au sommet du G20, mais sans succès, la Suisse estime qu’il faudrait un forum plus large pour débattre de la crise. Lors de sa visite vendredi à Varsovie, la ministre suisse de l’Economie, Doris Leuthard, a affirmé que le G20 n’était pas une «solution appropriée». «Nous avons besoin d’une plate-forme plus démocratique, et d’une collaboration plus large, peut-être avec les Nations unies», a-t-elle ajouté lors d’une conférence de presse en présence de son homologue polonais.

La veille, c’est la vice-ambassadrice suisse auprès de l’ONU à New York, Heidi Grau, qui a déclaré qu’il faudrait «un forum où tous les membres de l’ONU pourraient s’exprimer. La proposition d’une sorte de conseil de direction globale par un groupe d’experts est une idée intéressante.»

En réalité, une telle plate-forme existe déjà. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a nommé une commission, présidée par le Prix Nobel américain Joseph Stiglitz, pour faire des recommandations pour contrer la crise. Son rapport est attendu dans une semaine. Il fera l’objet des discussions lors d’une réunion de haut niveau début avril à New York.