Ils sont avocats, conseillers financiers ou employés de fiduciaires en Suisse. Ils figurent au cœur des Pandora Papers, des révélations basées sur près de 12 millions de documents obtenus par un consortium de journalistes internationaux, l’ICIJ. Ces conseillers suisses vont d’une des plus anciennes fiduciaires du pays, Fidinam, créée par le financier Tito Tettamanti, au one woman show d’une inhalothérapeute schwytzoise, qui gère plus de 60 sociétés boîtes aux lettres. Leur point commun: des montages financiers utilisés par plus de 330 politiciens pour gérer leurs avoirs, parfois via la Suisse, plus souvent dans des îles exotiques ou aux Etats-Unis. Ces coquilles ne sont pas illégales en soi mais, cinq ans après que les Panama Papers ont exposé l’ampleur des créations de sociétés fictives dans le monde, revient la même question: «Pourquoi une telle opacité est-elle encore tolérée?»