A l’échelon helvétique, comme ailleurs, ce sont les grands groupes industriels qui dominent le marché des glaces. Avec ses différentes marques, Unilever (Pierrot-Lusso, Magnum, Carte d’Or, Ben & Jerry’s…) en détient 30%. Le conglomérat britannico-néerlandais est suivi de Nestlé (Frisco, Häagen-Dazs, Mövenpick…), avec 20,4%. En troisième position, on trouve Migros (16,3%). Les entités comme Mars, General Mills, l’Association laitière de suisse centrale ou encore Coop se partagent le solde résiduel de 33,2%.

La glace artisanale représente aujourd’hui 4% de cette équation, soit deux fois moins qu’il y a dix ans. Dans ce contexte, les marques de glace industrielles font office de best-sellers, avec 69,8% des ventes. Les produits écoulés sous étiquette propre, eux, ne représentent que 26,2% des volumes.

La demande nationale pour les douceurs givrées pesait 425 millions de francs en 2010 (246 millions pour le marché de détail et 179 millions pour la restauration). Selon une étude du cabinet de recherche alimentaire Food For Thought, les volumes de glace produits dans le monde devraient connaître une croissance de 0,8% d’ici à 2013, pour atteindre les 58,4 millions de litres.