Le nouveau chef du Département fédéral de l’économie (DFE), Johann Schneider-Ammann, s’est rendu hier à Paris pour rencontrer son homologue, Christine Lagarde. Une visite au cours de laquelle les deux ministres ont «fait connaissance» comme l’a dit la ministre au sortir de l’entretien. Au menu, le G20 et la réforme du système monétaire international, notamment.

Johann Schneider-Ammann a confirmé que la Suisse «serait invitée à participer aux travaux préparatoires du prochain sommet du G20», comme Nicolas Sarkozy l’avait annoncé à Séoul. «Ce geste démontre l’importance de la place financière suisse», s’est félicité le responsable du DFE. Le conseiller fédéral a également expliqué que la Suisse souhaite être invitée au prochain sommet du G20, qui se tiendra l’automne prochain, à Cannes. Christine Lagarde a «accueilli positivement cette demande», qui nécessite l’aval du président de la République.

La fiscalité n’était pas au programme, le dossier étant entre les mains d’Eveline Widmer-Schlumpf, la cheffe des Finances. Mais Johann Schneider-Ammann a annoncé la venue à Paris en décembre de Michael Ambühl. Le secrétaire d’Etat aux Affaires financières internationales est l’un des artisans des promesses d’ouverture de négociations entre la Suisse d’un côté, Londres, puis Berlin de l’autre, à propos de l’introduction d’un impôt libératoire, prélevé à la source sur les intérêts et les dividendes versés par des banques suisses à des clients non résidents. La méthode permettrait de régulariser les avoirs non déclarés placés dans les banques helvétiques tout en garantissant l’anonymat des clients.

La visite de travail à Paris s’inscrit dans le cadre d’une tournée. Le conseiller fédéral s’est ainsi rendu à Rome le 18 novembre dernier et il ira le 2 décembre prochain à Vienne.