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La Suisse perd de sa popularité pour les travailleurs étrangers

Dans le top 10 des destinations des travailleurs mobiles selon le Boston Consulting Group, la Suisse perd trois places, arrivant en 8e position. Russes, Chinois et Américains sont moins tentés de venir y travailler. Le goût des Suisses pour l’étranger fléchit aussi

La Suisse arrive en huitième position des destinations préférées pour les travailleurs étrangers. Par contre, pour les travailleurs suisses, l’attrait d’un poste de travail hors du territoire a décru, selon une étude du cabinet de conseil Boston Consulting Group (BCG) publiée mercredi.

Même si la Suisse reste dans le top 10 des destinations favorites, elle a perdu en popularité, reculant de trois places par rapport à la dernière étude, réalisée en 2014. Ainsi, elle est supplantée par les Etats-Unis, l’Allemagne et le Canada, qui sont les pays de prédilection.

Le Royaume-Uni arrive en cinquième position, alors qu’il était en deuxième position en 2014, lors de la dernière édition. Un tel recul s’explique notamment par le Brexit. La Suisse se classe également après l’Australie, qui est passée de la septième à la quatrième place et l’Espagne, qui s’est hissée de la huitième à la sixième position.

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Baisse chez les Russes, entre autres

La Suisse a perdu en attractivité en particulier auprès des Russes, des Chinois et des Américains ainsi que des Italiens et des Allemands. Toutefois, les Français, les Bosniaques, les Serbes et les Tunisiens sont particulièrement attirés par la Confédération.

«La huitième position ne peut pas être l’ambition de la Suisse. Notre capacité d’innovation a besoin des meilleurs talents du monde entier et il faut un plan politique concret pour ramener la Suisse au top 3 des pays les plus attractifs pour les employés», a insisté Daniel Kessler, directeur général de BCG Suisse.

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L’attrait pour l’étranger faiblit

De leur côté, les travailleurs suisses se disent moins attirés par un poste à l’étranger, seulement 60% au lieu de 77% en 2014. C’est toujours légèrement supérieur à la moyenne internationale, qui se situe à 58%. Les Suisses s’expatrient en premier lieu aux Etats-Unis, au Canada et en Allemagne, tandis que l’Australie arrive en quatrième position.

Les Suisses disposés à travailler hors de leur pays sont prioritairement intéressés par la découverte d’une autre culture et le développement de nouvelles compétences, moins par un niveau de vie ou un salaire plus élevé précisent les auteurs de l’étude. Par contre, ces deux derniers facteurs sont importants pour les travailleurs étrangers cherchant à s’établir hors de leur pays.

L’étude est basée sur les réponses de 366 139 employés et chercheurs d’emploi originaires de 197 pays différents, précise le communiqué.

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