Rapport 

«En Suisse, il est plus facile d’acheter un immeuble que d’ouvrir un compte en banque»

Dans un rapport, l’ONG Transparency International Suisse dénonce les failles au sein du secteur immobilier, permettant selon elle l’acquisition de biens avec des fonds d’origine illégale. Son président Eric Martin exige des mesures politiques

Dans un rapport publié aujourd’hui, Transparency International dénonce des failles considérables dans le secteur immobilier suisse. L’ONG réclame des mesures, dont une extension de la loi sur le blanchiment d’argent aux notaires, avocats et agents immobiliers.

«Le dispositif anti-blanchiment suisse comporte d’importantes failles qui permettent à des personnes d’acquérir des biens immobiliers avec de l’argent d’origine illégale», écrit ce jeudi Transparency International Suisse dans un communiqué.

Le registre foncier, lacunaire et opaque, et le champ d’application trop restreint de la loi sur le blanchiment d’argent sont notamment pointés du doigt. «Il est plus facile d’acheter un immeuble que d’ouvrir un compte en banque en Suisse», expliquait jeudi matin le président de Transparency International Suisse, Eric Martin, sur les ondes de la RTS.

Lire aussi: La Suisse est au cinquième rang du classement de la corruption de Transparency International

Y remédier grâce à la loi

Pour combler ces failles, l’organisation réclame une extension de la loi sur le blanchiment d’argent aux notaires, agents immobiliers et avocats. L’ONG demande également le durcissement de la Lex Koller, la loi fédérale sur l’acquisition d’immeubles par des personnes étrangères.

Elle souhaite aussi que le registre foncier indique non seulement le propriétaire, mais aussi l’ayant droit économique du bien ainsi que son prix d’achat. Ces inscriptions devraient en outre être publiques, selon l’ONG.

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