Classement

La Suisse reste championne de l’innovation, selon le classement GII2015

Le pays n’offre toutefois pas des conditions facilitant la création de nouvelles entreprises

La Suisse reste sur la plus haute marche

La Suisse reste championne de l’innovation. Pour la cinquième année consécutive, elle occupe la première place du Global Innovation Index 2015 (GII 2015), devant le Royaume-Uni, la Suède, les Pays-Bas, les Etats-Unis, la Finlande, Singapour, l’Irlande, le Luxembourg et le Danemark. Cet indice mondial, publié conjointement par l’Université Cornell aux Etats-Unis, l’école de commerce Insead et l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), passe en revue 141 économies du monde entier, en se basant sur 79 indicateurs évaluant les capacités d’innovation d’un pays.

«Il s’agit une fois encore d’une performance exceptionnelle de la Suisse, à tel point que je pense que beaucoup s’interrogent à propos de son secret de réussite. Nous y remarquons une performance particulièrement équilibrée à travers toute l’économie. La Suisse possède une grande sophistication des liens entre le gouvernement, le secteur privé et les universités, les établissements d’enseignement supérieur et cela, bien sûr, dans le domaine de l’innovation», note Francis Gurry, directeur général de l’OMPI.

La Suisse possède pourtant quelques faiblesses, selon le classement GII 2015. Malgré cette position de leader de l’innovation, elle se classe à la 59e position – entre la Zambie et Trinidad et Tobago – dans le chapitre consacré à la facilité de créer une entreprise. Elle se situe en 72e position dans la protection aux investisseurs, en 64e position dans sa capacité à proposer des services publics en ligne ou en 50e position en ce qui concerne le nombre de diplômés universitaires en sciences et en ingénierie.

A l’inverse, selon les auteurs du GII 2015, les forces de la Suisse permettant de stimuler l’innovation résident dans sa stabilité politique, sa performance environnementale, le nombre de dépôts de brevets par habitant ou la collaboration entre les universités et l’industrie.

Mauvaise élève dans d’autres classements

L’Indice mondial de l’innovation se veut un outil de comparaison pour les chefs d’entreprise et les décideurs qui tentent de se faire une idée de la situation de l’innovation dans le monde. Toutefois, pour certains experts, l’indice GII 2015 confond nombre de brevets déposés, budgets de recherche et développement et budgets d’innovation.

Si la Suisse figure en bonne position dans certains classements, comme celui du GII 2015 ou celui du World Economic Forum, elle est en revanche absente du Global Startup Ecosystem Ranking 2015 qui place la Silicon Valley, New York, Los Angeles, Boston et Tel Aviv sur les plus hautes marches de l’innovation.

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