L’industrie nucléaire, lourde et puissante, est réputée pour son inertie, mais ces dernières semaines les choses se sont précipitées. L’Europe peut compter depuis le 30 septembre sur la centrale finlandaise d’Olkiluoto, l’usine atomique la plus puissante du continent, qui tourne désormais à plein régime après près de vingt ans de construction. Trois jours plus tôt, l’Allemagne décidait de prolonger la vie de deux centrales qui devaient tirer la prise en fin d’année, et le 23 septembre la Belgique a définitivement fermé un réacteur, malgré la crise énergétique. Mais c’est surtout vers le parc nucléaire français que les regards se portent.