En Suisse, il n'existe aucune contrainte d'émission maximale de CO2 au kilomètre pour les véhicules à moteur, comme veut l'introduire la Commission européenne (CE). La branche automobile et le Département fédéral de l'environnement, des transports et de l'énergie (Detec) ont par contre conclu un accord en 2002, qui va dans les grandes lignes dans ce sens. Les deux parties se sont engagées à réduire la consommation moyenne d'essence de 8,4 litres aux 100 kilomètres en 2000 à 6,4 l/100 km l'année prochaine. En 2006, la consommation moyenne se montait encore à 7,62 litres, a indiqué au Temps Andreas Burgener, directeur d'auto-suisse, l'association des importateurs d'automobiles. «Quoi qu'il en soit, en cas de sanctions progressives, c'est le consommateur qui paiera», a-t-il averti.

La Suisse pollue plus

Si elles sont adoptées, les nouvelles limites européennes (130 grammes de CO2 par km), pourraient être appliquées en Suisse. C'est du moins le vœu du parlement, qui a transmis au Conseil fédéral une motion l'enjoignant à s'aligner. On en est pour l'heure très loin. Selon une étude de l'Office fédéral de l'énergie de 2004, la valeur moyenne en Suisse s'inscrivait à 192 grammes. A titre comparatif, l'Allemagne affichait 174 grammes, l'Autriche 161 grammes, la France 152 grammes et l'Italie 149 grammes.