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(FILES) In this file photo taken on December 02, 2017, CEO of FIAT and Chairman of Ferrari, Sergio Marchionne, gives a speech during the presentation of the new Alfa Romeo Sauber Formula One Team car, at the Alfa Romeo Historical Museum in Arese,…
© MARCO BERTORELLO/AFP

Disparition

La Suisse, tremplin de Sergio Marchionne

C’est grâce à ses réussites chez Alusuisse, Lonza puis SGS que le stratège italo-canadien a été repéré par les Agnelli, la famille propriétaire de Fiat

Prononcer le nom de Sergio Marchionne, décédé mercredi, c’est évoquer avant tout le sauvetage du groupe Fiat-Chrysler en 2004. Mais si l’on remonte quelques années en arrière, l’histoire de cet homme, connu pour porter des pulls noirs en cachemire sans cravate et admiré par ses pairs, connaît un sursaut dès qu’il devient acteur au sein de l’économie suisse.

Une photo datant de 1999, publiée sur le site du Blick, témoigne de lentrée de ce personnage charismatique sur la scène helvétique. Sergio Marchionne y est entouré du banquier Martin Ebner et de l’homme d’affaires Christoph Blocher, alors conseiller national UDC. Ce que ces trois hommes ont en commun, c’est leur collaboration au sein d'Algroup connu jusqu’alors sous le nom d’Alusuisse. Sergio Marchionne y est directeur général. Les deux autres, actionnaires.

Lire aussi: L’emblématique patron de Fiat Chrysler Sergio Marchionne n’est plus

A l’époque de ce cliché, Sergio Marchionne portait encore des cravates et avait quitté depuis quelques années le Canada, où il a émigré avec ses parents et bouclé une thèse de droit. C’est sur le Nouveau Continent qu’il a commencé à officier au sein de Lawson Group, actif dans le packaging. Lorsque ce dernier est racheté par Alusuisse-Lonza en 1994, Sergio Marchionne suit le courant. Il est binational italo-canadien et devient, en Suisse, d’abord vice-président exécutif pour le développement de l’entreprise Alusuisse, puis directeur financier, et enfin directeur général.

C’est à la tête de l’entreprise helvétique que l’homme se révèle être un habile stratège. Première de sa branche en Europe, Algroup est une pépite lorsqu’il fusionne avec Alcan en 2000. L’Italo-Canadien poursuit alors son activité en tant que directeur du secteur chimique de Lonza.

Des liens jamais rompus

Remarqué pour ses qualités professionnelles, on le nomme alors, en 2002, à la direction générale de SGS, leader mondial des services de contrôle, vérification et certification basé à Genève. Il redresse et relance l’entreprise en seulement deux ans. Cette opération lui vaut le respect des milieux financiers internationaux. Mais elle le révèle surtout aux yeux du principal actionnaire du groupe, Umberto Agnelli, dont la famille turinoise possède Fiat.

Lorsqu’en 2004 Sergio Marchionne prend les rênes du groupe automobile, il ne rompt toutefois pas les liens avec la Suisse. Il prend la présidence de SGS. Et trois ans plus tard, il intègre le conseil d’administration d’UBS qu’il quittera en 2010.

Sergio Marchionne vivait à Blonay, au-dessus de Montreux. Avant de mourir à Zurich, il avait encore de multiples projets: passer les rênes de Fiat Chrysler Automobiles dans le courant de l’année 2019. Et terminer sa thèse de philosophie.

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