Fintech

La Suisse, «une étape logique» pour N26

La Suisse compte depuis début septembre un nouvel acteur en matière de banque mobile: la néo-banque N26 y propose des comptes gratuits en euros. La Suisse est le dernier marché en date pour la plus connue des fintechs allemandes. Son cofondateur Valentin Stalf ne compte pas s’arrêter là

Valentin Stalf est souvent présenté comme l’un des jeunes managers les plus brillants du moment. A 34 ans, cet Autrichien né à Vienne dirige la banque mobile allemande N26 qu’il a fondée en 2013, avec son ami de longue date, Maximilian Tayenthal. «Nous avons fondé N26 car nous étions frustrés par l’offre des banques traditionnelles», confie-t-il. «Nous en avions assez de leur manque de transparence et de leurs mauvais produits numériques. Tous leurs produits se ressemblaient. Notre idée principale a été de rendre la banque simple et personnelle. Nous sommes en train de changer la banque de détail tout autour du monde», résume-t-il. Dans une campagne de publicité l’hiver dernier, N26 se présentait comme l’opposé d’une «banque de grand-père».

Depuis le lancement de ses premiers produits en janvier 2015, N26 s’est fait une belle place au soleil. Basée à Berlin, cette fintech compte désormais 3,5 millions de clients – «soit 10 000 nouveaux chaque jour», selon son patron – 1300 salariés et cinq bureaux, notamment à New York et à Barcelone. Présente dans 26 pays, dont les Etats-Unis depuis cet été, N26 est entrée début septembre sur le marché suisse où elle propose une offre des plus simples, à savoir un compte en euro gratuit. L’ouverture et la gestion de compte se font uniquement en ligne et depuis une simple application.