Valentin Stalf est souvent présenté comme l’un des jeunes managers les plus brillants du moment. A 34 ans, cet Autrichien né à Vienne dirige la banque mobile allemande N26 qu’il a fondée en 2013, avec son ami de longue date, Maximilian Tayenthal. «Nous avons fondé N26 car nous étions frustrés par l’offre des banques traditionnelles», confie-t-il. «Nous en avions assez de leur manque de transparence et de leurs mauvais produits numériques. Tous leurs produits se ressemblaient. Notre idée principale a été de rendre la banque simple et personnelle. Nous sommes en train de changer la banque de détail tout autour du monde», résume-t-il. Dans une campagne de publicité l’hiver dernier, N26 se présentait comme l’opposé d’une «banque de grand-père».

Depuis le lancement de ses premiers produits en janvier 2015, N26 s’est fait une belle place au soleil. Basée à Berlin, cette fintech compte désormais 3,5 millions de clients – «soit 10 000 nouveaux chaque jour», selon son patron – 1300 salariés et cinq bureaux, notamment à New York et à Barcelone. Présente dans 26 pays, dont les Etats-Unis depuis cet été, N26 est entrée début septembre sur le marché suisse où elle propose une offre des plus simples, à savoir un compte en euro gratuit. L’ouverture et la gestion de compte se font uniquement en ligne et depuis une simple application.