L’Angola et les liens d’affaires d’Isabel dos Santos, la fille de son ancien président José Eduardo dos Santos, avec le bijoutier genevois De Grisogono sont à l’honneur depuis la publication des «Luanda Leaks» dimanche. Comme s’ils avaient rouvert un douloureux chapitre des relations entre la Suisse et l’ancien régime de ce pays d’Afrique australe.

Au début du millénaire, la Suisse était une plaque tournante des financements occultes angolais. Des hauts dignitaires du régime de dos Santos (qui a dirigé l’Angola de 1979 à 2017) venaient régulièrement à Genève pour y chercher du cash. La multinationale pétrolière Elf et le gouvernement de Luanda avaient ouvert des bureaux dans le canton, qui collaboraient avec plusieurs banques suisses, pour gérer les préfinancements que le groupe français accordait à l’Etat angolais en échange d’un accès à ses réserves de brut.