L’intérêt de la Suisse pour un accord de libre-échange avec l’Inde est intact. C’est en 2008 que Doris Leuthard, alors cheffe du Département de l’économie, avait eu les premiers pourparlers avec son homologue indien Kamal Nath. Après la Chine et Hongkong, l’Inde est le troisième partenaire de la Suisse en Asie. Le pays est à la fois un vaste marché qui ne cesse de croître et un lieu de production et d’achat de composants.

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Les négociations ont toutefois été difficiles et ont été le plus souvent paralysées. La dernière rencontre bilatérale date de septembre 2017. «Les différences restent substantielles, affirme le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Les principaux obstacles sont l’accès au marché indien pour les biens et services, la protection de la propriété intellectuelle et l’application des règles d’origine.»

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Depuis lors, plusieurs échanges ont eu lieu au niveau de chefs de délégation et d’experts. «Avec une intensité variable», ajoute le Seco. Mais le fil n’a jamais été rompu. Berne confirme qu'«un contact aura lieu prochainement, au cours duquel les futures étapes seront abordées. Aucune échéance n’a été fixée, mais il est possible que les discussions reprennent et s’intensifient ces prochains mois.»

En 2020, les exportations suisses vers l’Inde ont atteint 10,8 milliards de francs, en baisse par rapport à ces dernières années, contre des importations de 1,8 milliard. Désormais le secteur indien des services prend de l’importance pour l’économie suisse, en particulier dans les technologies de l’information et de la communication. De nombreuses institutions et entreprises suisses font appel aux informaticiens indiens.

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