Outre l'affaire des dessertes Swissair, la délégation mixte a fait part à ses hôtes d'un autre grief: le manque de transparence dans l'octroi de licences de commercialisation de produits industriels ou de consommation courante (médicaments, par exemple). Adoptant plus la casquette de vice-président du groupe Roche que celle de président du Vorort, Andres Leuenberger a critiqué une loi brésilienne précisant qu'un produit made in Brazil pouvait être exporté en direction d'autres marchés du Mercosur à condition que 60% au moins de ses composants soient d'origine brésilienne.

Combler le fossé Nord-Sud

On comprend les soucis du dirigeant de Roche au moment où le groupe bâlois se concentre sur trois pays de la région après avoir fermé ses usines dans cinq autres Etats latino-américains (lire Le Temps d'hier). Le dialogue entre la délégation et le ministre de l'industrie a laissé sur leur faim plusieurs représentants de l'économie.

Celso Lafer a surtout insisté sur l'importance pour son pays d'attirer les industries vers des régions défavorisées du pays afin d'essayer de combler un peu le fossé entre un Sud riche et un Nordeste pauvre.

R. Rr