La flexibilité est un mode de travail plus répandu chez les hommes (51,1%) que chez les femmes (37,6%), a indiqué jeudi l’Office fédéral de la statistique (OFS) dans un communiqué.

Les individus au bénéfice d’un titre d’une haute école ou d’une formation supérieure sont plus exposés à des horaires flexibles que les autres employés (62,3% contre 17,9%). «Chez les hommes, cette différence ressort de manière particulièrement marquée», souligne l’OFS. Près de 70,2% des représentants du sexe masculin diplômés optent pour ce mode de fonctionnement contre 15,7% des personnes ayant tout juste terminé leur scolarité obligatoire.

Travail du nuit pour un actif sur vingt

Dans le détail, 20,5% des salariés ont oeuvré régulièrement le samedi en 2014. Cette réalité a touché une plus grande proportion de femmes que d?hommes: 22,3% contre 18,8%.

Le travail dominical a concerné tant les hommes que les femmes. Elles ont été 11,3% à exercer une activité rémunérée le dimanche contre 9,9% des représentants du sexe masculin.

Un employé sur vingt a oeuvré de manière régulière la nuit. «Alors que chez les femmes, le niveau d’études ne semble pas avoir d?influence, les hommes avec une formation de degré secondaire I sont plus de deux fois plus nombreux à travailler la nuit que ceux ayant une formation de degré tertiaire (10% contre 4,3%)», explique l’OFS.

Plus de 17% des salariés ont exercé une activité rémunérée le soir. Les personnes ayant tout juste terminé leur formation obligatoire sont plus touchées par cette réalité que les diplômés: 21,2% contre 16,5%.

Temps partiel majoritairement féminin

La part des actifs à temps partiel a pris l’ascenseur. En 2014, 36% des salariés ne travaillaient pas à 100%, contre 31,7% en 2004. Sans surprise, les femmes optent plus facilement pour cette solution que les hommes: 59,2% contre 15,9%.

«Auprès de la population masculine, le degré de formation n’a que peu d’influence sur le taux d’occupation», précise l’OFS. Pour les représentantes du sexe féminin, cette proportion est légèrement plus élevée chez celles ayant poursuivi leur formation à la fin de la scolarité obligatoire: 62,9% contre 50,7%.

Femmes et multiactivité

Le travail sur appel a plus concerné la population féminine que masculine: 6,1% contre 3,7%. Il a également plus touché les personnes ayant un faible niveau de formation (7,6% contre 3,1%).

Les femmes ont également plus tendance à multiplier les emplois que les hommes: 9,6% contre 5,3%. «La différence est particulièrement marquée parmi les personnes ayant une formation de degré secondaire I. Parmi celles-ci, la multiactivité est plus de trois fois plus répandue chez les femmes (11,7%) que chez les hommes (3,5%)», informe l’OFS.

L’année passée, 7,4% des actifs étaient au bénéfice d’un contrat de durée déterminée, dont 2,4% pour une durée de moins de six mois. Ce sont les femmes avec une formation tertiaire qui sont les plus exposées au travail temporaire. Note aux rédactions: Dépêche remaniée et complétée.