Formation

Les Suisses maîtrisent mal l'anglais: ils sont 14e du classement «Education first»

Les connaissances d’anglais sont très bonnes à Zurich, mais très moyennes dans la région lémanique, selon le classement annuel d’Education First, le leader de la formation linguistique

L’anglais est-il une langue nordique? L’«English Proficiency Index» mesuré par Education First (EF), le leader de la formation linguistique, pourrait le laisser supposer.

Les Pays-Bas arrivent en tête (71,45 points), devant la Suède (70,4), le Danemark (69,93) et la Norvège (67,77). La Suisse est 14e, comme l’an dernier (60,95), et se place ainsi derrière la Pologne (11e) et nos voisins allemands (9e) et autrichien (10e). Par contre, l’anglais est mieux maîtrisé en Suisse que chez nos voisins du Sud de l'Europe. L’Italie est par exemple 33e, avec 54,19, tandis que la France est 32e avec 54,39, se retrouvant ainsi derrière l’Inde (27e) et le Nigeria (30e).

Les pays européens dominent largement, puisque seuls Singapour (5e) et l’Afrique du Sud (8e) se hissent dans le top 10.

Cinq pays présentent des progrès significatifs par rapport à l’année précédente, qui résultent tous de programmes de formation ciblés, selon un communiqué. C’est le cas de Singapour, de la Thaïlande, de Panama et de l’Arabie Saoudite.

Grand écart régional

La Suisse progresse toutefois de 0,78 point par rapport à l’année précédente. Mais les écarts sont considérables entre les régions, note l’étude. L’indice s’établit à 63,2 à Zurich et 62,2 dans la région bâloise, alors qu’il n’est que de 57,9 dans la région lémanique.

Le Roestigraben s’élargit puisque l’indice progresse de 0,34 point en un an à Zurich (63,54) et baisse de 0,88 à Lausanne (56,98). Par contre, le niveau d’anglais qui était presque égal l’an dernier entre Genève et Lausanne s’améliore sensiblement au bout du lac (+1,08 à 58,94). Sur le plan international, Zurich se place parmi les meilleures villes, ajoute EF.

Les femmes maîtrisent mieux l’anglais que les hommes

Fait notable: en Suisse, l’indice est plus élevé pour les femmes (61,91) que pour les hommes (60,01). Cette observation se vérifie aussi dans le reste du monde (53,81 contre 52,98).

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L’âge joue un rôle majeur dans le classement. Les 18 à 20 ans parlent généralement très bien l’anglais (66,22), alors que le niveau baisse au sein des plus âgés (50,81). L’institut constate que l’écart entre les âges est plus élevé en Suisse qu’ailleurs. La raison est liée à l’introduction de l’anglais durant les premières années du programme scolaire, selon EF. L’ère numérique encourage aussi la pratique de l’anglais. L’indice progresse en fonction du niveau de revenu, de la qualité de vie et de l’innovation.

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