Le résultat avant intérêts et impôts (EBIT) du groupe Zurichois a également pris l’ascenseur, en hausse de 71,6%, à 81,7 millions de francs, a indiqué mardi la firme industrielle dans un communiqué.

Le chiffre d’affaires a diminué de 0,9% à 1,38 milliard de francs. Corrigées des effets de change, les ventes ont quasiment stagné (-0,1%). Le recul est plus sensible pour les entrées de commandes. Celles-ci ont fléchi de 10,1% à 1,42 milliard.

Embellie au deuxième trimestre

Les commandes ont été affectées par la faible évolution sur les marchés du gaz et du pétrole. Le deuxième trimestre a néanmoins profité d’une embellie par rapport au premier, les ordres progressant de 8%. Au niveau régional, Sulzer note une reprise de la demande chinoise.

Les mesures de réduction des coûts dans le cadre du programme SFP (Sulzer Full Potential Program) ont porté leurs fruits. Sulzer a économisé au premier semestre 36 millions de francs. Les économies réalisées devraient s’élever entre 60 et 80 millions d’ici à la fin de l’année.

L’objectif est d’atteindre 200 millions de francs d’économies par an à partir de 2018. Sulzer a réduit ses effectifs de 8,5% en rythme annuel à 13 876 postes à plein-temps.

Faiblesse du gaz et du pétrole

La principale division du groupe, Pumps Equipments, a vu ses entrées de commandes chuter de 12,5% à 730,5 millions de francs, principalement à cause de la faiblesse des marchés du gaz et du pétrole. Les ventes ont augmenté de 2,6% à 745,6 millions.

Dans le segment Rotating Equipment (entretien et maintenance de turbines et moteurs), les ventes ont décliné de 2,8% à 324,6 millions de francs et les entrées de commandes de 5,4% à 344,2 millions. L’unité a souffert de la faible demande en provenance de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique), en particulier du Royaume-Uni.

La division Chemtech (équipements et installations pour l’industrie chimique) a également été confrontée à la faiblesse sur les marchés du gaz et du pétrole, mais aussi à une base de comparaison élevée en 2015, période durant laquelle le groupe avait enregistré une grosse commande du Moyen-Orient. Les ventes ont diminué de 7,1% à 314,9 millions et les commandes de 9,7% à 353,3 millions.

Sulzer a adapté ses prévisions pour l’ensemble de l’année. Les entrées de commandes, annoncées en repli de 5 à 10%, devraient reculer de seulement 5%. Le chiffre d’affaires devrait baisser de 5 à 10%. La marge opérationnelle EBITA devrait atteindre comme prévu 8%. Elle s’élevait à 7,1% au premier semestre.

L’action gagne du terrain

L’action Sulzer était recherchée mardi à la Bourse suisse, après la publication de résultats supérieurs aux attentes. Vers 10h30, le titre du groupe zurichois gagnait 3,3% à 97,90 francs.

Vontobel salue la performance de Sulzer, qui répond aux attentes du marché en matière de ventes et de performance opérationnelle. Concernant l’EBIT et le bénéfice net, le groupe a profité d’un gain exceptionnel de 35 millions de francs avant impôts à la faveur d’un abaissement du taux de conversion dans la prévoyance professionnelle.

La réaction positive du marché s’explique par les entrées de commandes, qui ont repris au deuxième trimestre, et par les premiers effets des mesures de réduction des coûts, analyse pour sa part Credit Suisse.