Les turbulences sur le marché suisse des télécoms s’accroissent. Jeudi soir, Sunrise a annoncé que le fonds CVC Capital Partners a vendu sa participation dans l'entreprise, de 23 %. Sunrise passe dans le giron de Freenet, principal opérateur de réseau mobile virtuel en Allemagne, lequel devient actionnaire majoritaire.

L'un des grands fonds d'investissement au monde, basé au Luxembourg, CVC a pris le contrôle de Sunrise il y a cinq ans. L'opérateur n'a cessé de se restructurer, comme les autres acteurs des télécoms helvétiques. En septembre 2015, Sunrise s’est séparé de 160 employés. Le groupe en compte 1700, en baisse de 9,3% sur un an.

Pertes en 2015

En 2015, Sunrise a perdu 113 millions de francs, et 115 millions en 2014. S'agissant de l'année passée, les responsables de la société ont argué que sans des frais exceptionnels liés à l'entrée en bourse et à l'achat de fréquences, le bilan aurait été bénéficiaire de 45 millions.

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Freenet, issu de Mobilcom, qu'il a absorbé

Issu d'une division avec Mobilcom, Freenet a par la suite fusionné avec sa maison mère, puis absorbé Debitel. L'entreprise revendique 12 millions de clients sur le mobile en Allemagne, un chiffre d'affaire de 3,1 milliards d'euros, et elle a annoncé un EBIDTA pour 2015 de 370 millions (voir son rapport, en PDF). Elle emploie 4600 salariés. Le CEO de Freenet Christoph Vilanek, ainsi que le CFO Joachim Preisig, entrent au conseil de Sunrise.

Sunrise a récemment indiqué que son directeur et son président quitteront leurs postes cette année. Elle s'illustre aussi ces temps par une offensive contre UPC Cablecom.

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Ces derniers mois, Salt, l'ex-Orange repris par le groupe de Xavier Niel (Free, en France), a également défrayé la chronique. Le directeur Johan Andsjö a quitté le navire après un règne de moins de trois ans, et les départs se sont succédé depuis l'automne 2015. Passé par le Boston Consulting Group, Andreas Schönenberger a accédé à la direction, tandis que la maison mère a indiqué vouloir reprendre la compagnie en mains.

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