«Le marché suisse ne reste pas immobile», a indiqué Dominik Koechlin dans une interview diffusée mercredi dans la «HandelsZeitung». Selon lui, des regroupements sont possibles même après le veto de la Commission de la concurrence (COMCO) sur la fusion Sunrise/Orange. «Il n’y pas cinquante partenaires, mais le champ est ouvert».

La COMCO avait interdit en avril la fusion entre Orange (France Télécom) et Sunrise, arguant que le duopole constitué avec Swisscom aurait empêché toute concurrence effective. Sunrise a entretemps été rachetée par le fonds britannique CVC Capital Partners pour 3,3 milliards de francs.

Le groupe danois TDC cherchait depuis plusieurs années à se défaire de sa filiale helvétique, qu’il considérait comme une participation financière, pour se concentrer sur la Scandinavie. CVC Capital Partners prévoit un engagement d’une durée de quatre à cinq ans, avant une possible vente ou une entrée en Bourse.

«Nous devons pour le moment accomplir nos devoirs et nous verrons ensuite quelle est la meilleure solution», ajoute Dominik Koechlin.

Interrogé à propos des récentes pannes dont ont été victimes les opérateurs helvétiques, Dominik Koechlin prévoit que de tels dérangements se répètent à l’avenir. «La quantité de données traitée par Sunrise a été multipliée par six au cours des deux dernières années».

Il devient de plus en plus difficile de développer le réseau, explique-t-il. «Avec des systèmes très complexes, nous devons compter de temps en temps sur des pannes», précise le président du conseil d’administration du deuxième opérateur de Suisse.