Un verre de vin, un autre de tequila pour parvenir à «une transaction fantastique». Mike Fries, directeur de Liberty Global, a résumé ainsi ses discussions avec Thomas Meyer, président de Sunrise. Résultat: l’opérateur helvétique, chasseur en 2019, est devenu proie en 2020. Sur le point de s’emparer d’UPC il y a quelques mois, Sunrise sera peut-être bientôt sa propriété d’ici peu. Mercredi, Liberty Global, maison mère d’UPC, a mis sur la table 6,8 milliards de francs pour s’emparer de l’opérateur. Les rôles s’inversent donc totalement pour bouleverser le marché suisse des télécoms.

Si Sunrise est passé du statut de maître du jeu à celui de pion, c’est pour une seule raison: l’argent. Retournons brièvement à l’année passée. Sunrise n’avait pas osé faire voter en assemblée extraordinaire le rachat d’UPC en raison du refus absolu de Freenet, son principal actionnaire, qui estimait notamment que le prix d’achat était trop élevé.