On ne se serre pas la main, on ne s’embrasse pas, on se lave les mains, on évite les contacts rapprochés. Même sur les formalités, le huitième sommet de l’OPEP+, qui se tient jeudi et vendredi, est inédit. Les réunions de ces nations, surtout africaines, moyen-orientales et sud-américaines, qui produisent ensemble la majorité du pétrole mondial, ont jusqu’à présent été réputées pour leur côté chaleureux. Mais cette année, à l’entrée du siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à Vienne, les panneaux cassent l’ambiance.

«Si quelqu’un arrive avec plus de 37,5°C de fièvre, l’alerte est donnée», indique une source à Reuters. Des sueurs froides, les pays producteurs ont pourtant de quoi en avoir: les cours du brut plongent depuis le 3 janvier. Ce jour-là, 44 patients atteints par le coronavirus sont signalés à Wuhan, contre 27 la veille. Un mois après l’apparition du premier cas dans cette mégapole chinoise, l’épidémie se propage.