Le Comité international olympique (CIO) et Swatch Group ont annoncé lundi la signature d'un partenariat à long terme dans les domaines du chronométrage, de l'affichage des résultats et du traitement des données sur les sites, pour les Jeux olympiques de 2004 à 2010. Par l'entremise de sa société Swiss Timing – et eu égard à la remarquable technologie mise en œuvre –, le premier groupe horloger mondial est bien parvenu à se profiler, puisqu'il s'agit du premier accord de chronométrage à long terme conclu par le CIO. Dans l'intervalle, c'est au japonais Seiko que reviendra la responsabilité de chronométrer les prochains Jeux Olympiques de Salt Lake City en 2002. Si aucun chiffre n'a été communiqué, Emmanuelle Moreau, porte-parole au CIO, précise que l'accord laisse ouvert pour Swatch Group la possibilité de désigner n'importe quelle marque en tant que chronométreur officiel. Tant à Atlanta qu'à Sydney, c'est Swatch qui a été mis en avant et Béatrice Howald, porte-parole du groupe horloger, laisse clairement entendre qu'il en sera de même pour les Jeux de 2004 à 2010. L'accord rendu public hier autorise en outre toutes les marques du groupe à utiliser le logo du CIO avec les anneaux olympiques. Ce qui, jusqu'ici, entraînait toujours d'âpres négociations.

Rappelant que les Jeux olympiques étaient le plus grand événement sportif du monde, Nicolas G. Hayek, président et administrateur-délégué du groupe horloger, n'a pu que se montrer satisfait de la tournure des événements. Les efforts déployés par le groupe suisse tant à Atlanta qu'à Sydney, sa capacité d'adaptation et surtout la technologie très innovante proposée à ces occasions ont favorablement impressionné le Comité. Les rares problèmes ont été liés aux fournisseurs informatiques dans le secteur du traitement des données. Nicolas G. Hayek et ses équipes de chronométrage ont tôt fait de s'engouffrer dans la brèche.

Traitement des données

Au terme du nouveau contrat, le traitement des données sur les sites est désormais octroyé à Swatch Group, en plus du mandat de chronométrage et d'affichage des résultats. Pratiquement, cette nouvelle tâche aura pour conséquence de faire disparaître l'incrustation d'une compagnie informatique (IBM, Siemens, etc.) de l'écran de télévision pour laisser uniquement celle de Swatch ou de la marque choisie par le groupe comme chronométreur officiel. Le détail a son importance, à l'aune des chiffres communiqués par le CIO: «Pour Sydney, nous avons comptabilisé 3,7 milliards de téléspectateurs provenant de 220 pays et territoires, pour un total de 36 milliards d'heures d'écoute.»

Comme l'a rappelé Juan Antonio Samaranch, président du CIO, «à quelques exceptions près, Swatch Group a été le chronométreur officiel de presque tous les Jeux olympiques du XXe siècle». En particulier par le biais des marques Omega et Longines qui, avec TAG Heuer (propriété de LVMH) ont contribué à l'histoire du chronométrage sportif. Ce sont ces mêmes marques que l'on retrouve aujourd'hui lors des événements sportifs les plus prestigieux: TAG Heuer pour la formule 1, Festina pour le Tour de France ainsi que de nombreuses marques de Swatch Group: Omega, (Coupe de l'America, golf, athlétisme), Longines (gymnastique), Tissot (cyclisme), Certina (moto), Swatch (ski et Jeux olympiques).