Un rapport de gestion sous le signe du confinement pour Swatch Group. Le géant horloger biennois a publié jeudi matin le compte-rendu de ses activités 2020, fortement affectées par les conséquences de la pandémie. Déjà annoncé en janvier, le chiffre d'affaires s'inscrit en recul de 32% à 5,6 milliards de francs, pour une perte nette de 53 millions.

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La faute au confinement

«Nous n'imputons pas cette perte à des erreurs de management ni à un changement de comportement des consommateurs, mais à la politique inefficace du "lockdown total"», relève Nayla Hayek, présidente du conseil d'administration, dans son message annuel. Elle évoque notamment la fermeture des boutiques du groupe et de ses partenaires, et une production qui n'a pu se poursuivre «qu'à une échelle très réduite» en raison des mesures sanitaires imposées.

Au 31 décembre dernier, Swatch Group comptait 32 424 employés, dont 16 655 en Suisse. C'est 3665 de moins qu'à fin 2019 (Suisse: -907). «En raison de la fermeture des boutiques, de la situation à Hongkong, de l'arrêt prévu de l'activité Calvin Klein, le nombre de salariés de l'entreprise a diminué d'environ 10%», poursuit Nayla Hayek.

Rémunération réduite

Swatch Group propose à ses actionnaires un dividende de 183 millions de francs, contre 284 l'an dernier, qualifié par la présidente de «message clair, qui est le signe de la confiance et de la solidité de Swatch Group».

La rémunération des organes dirigeants du groupe se voit elle aussi abaissée. Nick Hayek, directeur général du groupe, se verra verser 4,58 millions de francs (-27%) pour l'année écoulée, tandis que la direction générale dans son ensemble, composée de 18 membres, se partage 23,3 millions (-18%). Le conseil d'administration reçoit quant à lui 3,76 millions (-22%), dont 3 pour sa présidente Nayla Hayek (-23%).

La publication de ce rapport sera suivie jeudi matin par la conférence de presse annuelle de Swatch Group.