Horlogerie

Swatch Group et Richemont ont perdu du terrain en 2016

Selon Vontobel, qui a publié son rapport annuel vendredi, le groupe Rolex ainsi que les indépendants comme Audemars Piguet ou Patek Philippe ont gagné des parts de marché l’an dernier

C’est une petite révolution. La crise que traverse actuellement l’industrie horlogère suisse a bousculé le traditionnel podium du marché. Si Swatch Group est resté l’an dernier, en valeur, le premier groupe horloger au monde avec 18,3% de parts de marché (19,6% en 2015), le numéro deux est désormais le groupe Rolex. Avec ses 13.6% (2015: 12,9%), ce dernier a dépassé Richemont et ses 13,3% (2015: 14,8%) qui aurait souffert des rachats d’inventaires réalisés l’an dernier.

Avec respectivement 3,6% et 2,4%, les deux marques familiales Patek Philippe et Audemars Piguet sont en progression. Premier étranger: l’Américain Fossil et ses 6,4%.

Ce classement est basé sur les estimations de René Weber, analyste de la banque Vontobel qui a publié vendredi son rapport annuel de 82 pages. Ces données, parfois controversées, font référence dans cette industrie où les chiffres font habituellement défaut.

Rolex, loin devant Omega et Cartier

Au niveau mondial, René Weber fait remarquer que, pour la première fois depuis 2007, les trois marques japonaises (Casio, Seiko et Citizen) ont gagné des parts de marchés sur les entreprises suisses en passant de 9,6% à 10,2%. Paradoxe: ces dernières ont vu leurs ventes décliner, mais grâce à un effet de change favorable, elles ont néanmoins grignoté des parts sur leurs concurrentes suisses.

En termes de marques, Rolex sort toujours du lot avec des ventes estimées à 4,7 milliards de francs. Numéro deux: Omega et son 1,8 milliard. On trouve ensuite Cartier (1,45 milliard), Patek Philippe (1,3), Longines (1,21) et Tissot (940 millions). Avec ses 850 millions de francs de ventes, Audemars Piguet pointerait en septième position devant TAG Heuer (805).

Faibles exportations

Enfin, si 95% des montres de plus de 1000 francs écoulées sur la planète sont «Swiss Made», René Weber rappelle qu’en termes de volumes, les Suisses n’exportent qu’une infime minorité des montres vendues dans le monde. L’an dernier, 25,4 millions de montres sont sorties du pays (sur 1,2 milliard au total). Loin derrière la Chine (652 millions de montres) ou Hongkong (241 millions).

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