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Horlogerie

Swatch met un terme à sa collaboration avec Tiffany

Dans un communiqué diffusé lundi matin, Swatch annonce un terme à son partenariat avec Tiffany and Co à New York. Il évoque des «violations graves des relations contractuelles»

Swatch cesse son partenariat avec Tiffany à New York. Dans un communiqué diffusé lundi matin, le géant basé à Bienne (BE) évoque des «violations graves des relations contractuelles». Le premier groupe horloger suisse dénonce un comportement systématique de Tiffany & Co. visant à «empêcher et à retarder le développement des affaires».

Fondée au printemps 2008, la société Tiffany Watch Co. Ltd (appartenant totalement à Swatch Group) était le fruit d’un contrat de collaboration à long terme entre le géant horloger et Tiffany & Co. New York. Cet accord, signé alors pour 20 ans, avait à l’époque été qualifié d’historique. Aujourd’hui Swatch annonce qu’il demande des dommages et intérêts à Tiffany, «en compensation de la perte sur le chiffre d’affaires à long terme».

Des bruits sur la mésentente entre Swatch et Tiffany couraient depuis quelque temps. Lors de la dernière édition de Baselworld, la fille de Nicolas Hayek s’était plainte de la mauvaise promotion des montres. Puis lors d’une conférence d’analystes, le 8 février dernier, Nick Hayek avait vertement critiqué l’attitude du groupe américain: «Si vous allez chez Tiffany, vous voyez toutes sortes de choses, des cendriers et des étuis pour téléphones portables, mais jamais les montres, avait asséné Nick Hayek. Probablement que leur management ne voit pas l’intérêt des montres. C’est dommage parce qu’ils manquent une opportunité d’enfer. Si j’étais un actionnaire de Tiffany, je me demanderais comment nous pourrions atteindre les mêmes marges et les mêmes profits que le Swatch Group.»

Plainte contre Bloomberg

Quelques jours plus tard, le groupe biennois portait plainte contre l’agence Bloomberg, qui avait retranscrit et publié le contenu de cette conférence. Selon un analyste cité à l’époque dans nos colonnes, le fait que ces déclarations de Nick Hayek soient rendues publiques aurait pu mettre Swatch «très mal à l’aise» vis-à-vis de son partenaire. Le groupe avait démenti tout lien entre la plainte et les propos tenus par son directeur.

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