Commentaire

Pas de «Swiss finish»

La marque du nouveau directeur de la Finma, plus accommodant, se fait sentir. Le gendarme de la finance étonne par ailleurs en utilisant de vieux chiffres pour ses calculs de fonds propres

Commentaire

Pas de «Swiss finish»

Est-ce l’effet Mark Branson, surveillant en chef de la finance depuis mars? Contrairement à son successeur, le très décrié Patrick Raaflaub, qui vient de retrouver un poste chez Swiss Re, le nouveau directeur de la Finma affiche sa souplesse à l’égard des banques jugées «trop grandes pour faire faillite».

UBS et Credit Suisse échappent au «Swiss finish», cette couche supplémentaire de contrainte, spécialité de la Finma, accusée de miner la compétitivité internationale des deux géants bancaires. Le gendarme de la finance annonce ainsi que leurs exigences de fonds propres seront bientôt revues à la baisse. Voilà pourquoi, mardi, le président d’UBS se disait si «confiant» d’obtenir «un rabais» en la matière. En outre, la Finma ne suit pas la volonté de la ministre des Finances de durcir le ratio de levier, alors même que les Etats-Unis s’y préparent.

La volonté de la Finma de mieux tenir compte de la situation des deux banques se défend. En s’appuyant sur des vieux chiffres de 2012 pour faire son analyse alors que de plus récents sont disponibles, elle laisse cependant songeur. Les crises n’attendent pas aussi longtemps pour éclater. Celle de 2008 l’a rappelé.

Publicité