Les clignotants sont au vert. Le groupe Swiss Life a présenté mercredi à la presse, à Zurich, des résultats qui ont largement dépassé les attentes. Le bénéfice net ajusté s’est élevé à 472 millions de francs (+29%), alors que les analystes prévoyaient 369 millions de francs. En bourse, l’action a gagné 5%, portant ses gains annuels à 49%. Le bénéfice d’exploitation atteint 639 millions de francs, en hausse de 16%, mais il s’élève à 688 millions si l’on intègre les éléments extraordinaires, soit l’effet positif de l’adaptation aux règles comptables IFRS 13 (60 millions) et les coûts de restructuration de 11 millions.

L’assureur est clairement en phase de croissance, notamment dans la prévoyance professionnelle. Les recettes de primes du groupe se sont accrues de 6% en monnaies locales, à 10,4 milliards de francs.

En Suisse, la croissance atteint 5% et même 8% dans la prévoyance professionnelle (sur un marché en hausse de 6 à 6,5%).

L’augmentation de la marge sur les nouvelles affaires est étonnante. Elle bondit de 1,4 à 2% et dépasse ainsi l’objectif fixé pour 2015 (1,5%). «C’est le fruit d’une optimisation de la gamme de produits», a expliqué Bruno Pfister. La part des produits traditionnels (avec garantie) est tombée de 23% il y a un an à 18% à fin juin.

Rendement net en baisse

Le bénéfice s’est accru de 33% pour l’entité Suisse, 12% en France, 16% dans la gestion d’actifs, 18% en Allemagne (+18%).

Le rendement net des placements s’est élevé à 2,4%, contre 2,7% l’année dernière. Swiss Life, qui gère 127 milliards de francs, confirme son opinion positive à l’égard de l’immobilier. Sa part dans le portefeuille s’est accrue de 13 à 14%.

Sous l’angle des nouvelles normes de solvabilité SST (basée sur le risque), «l’immobilier est plus attractif que les actions et même que les obligations», selon la société. «Par rapport à un rendement inférieur à 1% sur les obligations de la Confédération, les 4 à 5% de l’immobilier sont d’autant plus intéressants qu’ils sont peu volatils. En outre, en cas d’inflation, l’immobilier offre une protection que les obligations sont incapables de fournir», selon Patrick Frost, directeur.

La hausse des taux d’intérêt permet de doubler la valeur des affaires nouvelles, à 141 millions de francs. Mais elle produit une baisse de 14% des fonds propres, à 8,8 milliards de francs.