«Le monde d’après ne sera plus le même que celui d’avant la pandémie.» Un an et demi après le début de la crise sanitaire, Swiss a pris acte des mutations profondes que le nouveau coronavirus a entraînées pour son secteur d’activité. Les dirigeants de la compagnie aérienne l’ont signifié de manière explicite en présentant jeudi à la presse leur projet de restructuration.

Selon Dieter Vranckx, directeur de la filiale du groupe Lufthansa, la situation reste «difficile» et «tendue», mais la crise a surtout désormais un caractère «structurel». Pour s’adapter à cette nouvelle donne, Swiss prévoit à terme de supprimer 1700 emplois, soit 20% de ses effectifs. Selon la société, les départs naturels ne suffiront pas pour atteindre cet objectif. Jusqu’à 780 licenciements pourraient être prononcés. Le personnel de cabine est le plus touché avec 400 emplois menacés, deux fois plus que pour les métiers qui œuvrent au sol. La répartition géographique de ce redimensionnement n’est pas précisée, pas plus que les destinations qui pourraient en faire les frais.