Swiss Re est né d’une catastrophe, lorsqu’en 1861 des centaines de maisons de Glaris partirent en feu. Helvetia, Credit Suisse et la Basler Handelsbank, un prédécesseur d’UBS décidèrent de créer un réassureur. Swiss Re est aujourd’hui le numéro deux mondial de la branche et il est présidé par l’ancien patron d’UBS, Sergio Ermotti. Il présentait ce vendredi un résultat en net redressement au premier semestre. Grâce aux progrès des branches non-vie, le bénéfice atteint 1,05 milliard de dollars, après une perte de 1,13 milliard l'an dernier à la même époque. Mais l'action a baissé vendredi et elle est en repli depuis le début de l'année. Swiss Re en fait-il trop en termes de durabilité et trop peu en termes financiers?

L’analyse des catastrophes a très tôt poussé le réassureur à se pencher sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Dès 1979, le réchauffement climatique a été considéré comme un risque par le groupe, indique Christian Mumenthaler, directeur général, lauréat du Green Business CEO 2021 décerné par Bilanz. Si le groupe, avec ses 40,8 milliards de dollars de recettes de primes pour 13 189 employés (dont 3530 en Suisse), évalue correctement les risques d’inondations, de sécheresse ou de tremblements de terre, passés et futurs, ses primes seront d’autant plus précises. C'est le seul gage de réussite dans la réassurance, soit l’assurance des compagnies d’assurances.