Le géant de la réassurance a présenté des résultats qui ne s’éloignent guère des attentes. Le bénéfice net est certes légèrement inférieur et en baisse par rapport à l’année précédente. Mais les raisons étaient connues au préalable, par exemple la perte résultant de la vente d’Aurora National Life aux Etats-Unis et la réorganisation des affaires vie.

Le cœur des activités non-vie reste sain et se développe favorablement, avec un bon taux combiné.

Les renouvellements de contrats de janvier, les plus importants de l’année, signalent certes une érosion des prix mais le recul du volume de primes n’est pas excessif (–4%), et il est inférieur à celui de Munich Re, le numéro un au monde. La direction préfère se concentrer sur la rentabilité plutôt que sur le volume, mais elle ne perd pas trop de chiffre d’affaires. L’actionnaire obtient non seulement un double dividende correspondant aux attentes, mais il bénéficie aussi d’un rachat d’actions pour 1 milliard de francs. Au total, la distribution aux actionnaires représente 3,5 milliards de francs. Depuis 2012, elle dépasse 10 milliards de francs.

Les nouveaux objectifs de rendement du groupe (700 points de base au-dessus du taux américain sans risque) correspondent à 9% sur la base des taux actuels. Ils ne paraissent pas ambitieux puisque la direction les a allégrement dépassés en 2014 (10,5%). Cependant, le cycle de réassurance restera négatif non seulement en 2015 mais sans doute aussi en 2016. La hausse de 1% de l’action en réaction à ce bouquet de chiffres est finalement logique.