Swiss, qui cherche depuis de nombreux mois à obtenir un crédit relais de 500 millions de francs auprès des banques et de ses actionnaires, ne va pas pouvoir compter sur le nouveau ministre des finances Hans-Rudolf Merz pour l'aider. Swiss a d'abord besoin de trouver un crédit transitoire, a expliqué Hans-Rudolph Merz, samedi à Davos. La Confédération ne devrait cependant pas s'engager à ce stade. Si la compagnie aérienne obtient ce crédit, elle devra alors prouver qu'elle est viable et afficher des comptes équilibrés.

Pour Hans-Rudolf Merz, qui déclare avoir étudié les comptes de Swiss, il est certain qu'une fois qu'elle aura retrouvé la stabilité, la compagnie aura besoin d'une augmentation du capital-actions. Hans-Rudolph Merz n'est pas fondamentalement opposé à une telle opération. Mais auparavant, Swiss devra atteindre l'équilibre dans ses comptes, a-t-il déclaré. Swiss devra engager ce processus elle-même. S'il était membre du conseil d'administration de Swiss, le conseiller fédéral essaierait de convaincre les actionnaires pour qu'ils participent à l'augmentation du capital, a-t-il affirmé. Ce qui signifie en substance que la Confédération, qui détient 20% du capital-actions, serait aussi concernée.