Swisscom doit affronter des problèmes considérables. Ce ne sont ni les analystes, ni les observateurs du marché qui le disent. Mais Urs Schaeppi, directeur de l’opérateur. Jeudi, à l’occasion de la publication des résultats semestriels, le responsable a évoqué «un contexte de marché difficile». Il y a trois mois, lors des résultats trimestriels, il disait déjà: «L’environnement du marché est difficile.» Et il y a six mois, lors de l’annonce des résultats 2019, il affirmait que Swisscom enregistrait «à nouveau des résultats solides dans un environnement de marché exigeant».

Les mots sont presque toujours les mêmes. Mais le tableau n’est sans doute pas aussi sombre. Jeudi, l’opérateur contrôlé par la Confédération annonçait un chiffre d’affaires de 5,443 milliards de francs (-2,7% après ajustement), pour un bénéfice net de 736 millions (-5,6%). Avec des résultats où les variations d’un pourcentage à deux chiffres sont exceptionnelles, Swisscom est un groupe extrêmement stable et parfaitement armé pour faire face au nouvel opérateur issu de la fusion, annoncée mercredi, entre Sunrise et UPC.