Swisscom mandate Vinci Capital pour investir 20 millions de francs sur quatre ans dans des entreprises technologiques suisses à fort potentiel de croissance. Baptisé «Mona Lisa», ce véhicule de capital-risque répliquera en fait les participations du fonds Renaissance Technologies II lancé en 2003 par Vinci.

«Cette coopération devrait nous permettre d'augmenter notre capacité d'innovation et de stimuler le développement des PME technologiques suisses», précise Daniel Ritz, chief strategy officer chez Swisscom.

L'apport de «Mona Lisa» porte à 70 millions de francs le montant total à disposition de Renaissance Technologies II, qui avait récolté 49 millions au 31 mars dernier et investi 12 millions de francs à la même date dans des sociétés telles que Addex Pharmaceuticals à Genève, Eclosion SA à Lausanne, Endoart à Ecublens (VD) ou Precimed à Orvin (BE). Vinci Capital gère au total plus de 200 millions de francs, ce qui en fait un acteur important du «private equity» en Suisse.

«La dotation initiale de Renaissance Technologies II et ses règles internes fixant un plafond de 10% de la fortune totale à chaque investissement ont pu lui faire perdre quelques «tickets» plus significatifs dans des sociétés prometteuses ayant déjà atteint une certaine maturité dans leur développement, explique Christian Waldvogel, managing partner de Vinci Capital. Avec le renfort de «Mona Lisa», le fonds peut désormais soutenir des projets intéressants à hauteur de 5 à 7 millions de francs environ, ce qui représente une bonne masse critique.»

Renaissance Technologies II a été financé, avant l'arrivée de Swisscom, par 45 caisses de pension suisses. Lancé en 1998, peu avant qu'éclate la bulle du capital-risque, son prédécesseur Renaissance Technologies I a levé 72 millions de francs, dont les deux tiers ont été remboursés à ce jour, avec pour objectif une plus-value modeste de 5%.