Télécoms

Swisscom veut s’imposer dans la numérisation

L’opérateur présentait mardi ses solutions à des PME sur le site de l’EPFL, à Lausanne

Swisscom a voulu montrer ses muscles, mardi, en affichant ses ambitions sur le marché de la numérisation. L’opérateur tenait à Lausanne, sur le site de l’EPFL, son salon «Swisscom dialogue expérience». L’occasion pour l’opérateur de démontrer ses avancées en matière de numérisation, avec l’objectif de faire adopter ses services par des PME.

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D’emblée, Christian Petit, responsable de la clientèle commerciale chez Swisscom, a parlé chiffres à la centaine de représentants de PME qui s’étaient déplacés sur le siège de l’EPFL. «Une étude récente a montré que les entreprises qui délocalisaient hors de Suisse pouvaient économiser jusqu’à 60% de leurs coûts. Et ces mêmes entreprises peuvent réduire leurs frais jusqu’à 90% via la numérisation de leurs activités. Cela en vaut la peine.».

Impact sur l’emploi

Mais ce chiffre de 90% est-il crédible? Rencontré en marge de l’événement, Christian Petit répond: «Oui, cela correspond à des faits. Une étude a montré qu’en se numérisant, une entreprise, active dans l’alimentation, a pu ne conserver que 4 de ses 200 employés». Mais est-ce le but de la numérisation? «Non, poursuit le responsable de Swisscom. C’est un exemple extrême, sans doute inapplicable en Suisse. Mais c’est pour montrer que numériser des processus d’entreprise permet de réduire les coûts, de développer ses activités et même de créer de nouveaux emplois à valeur ajoutée».

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L’opérateur se mue ainsi en consultant pour des PME et compte développer ses activités sur ce marché. «N’importe quelle société, dès une cinquantaine d’employés, peut bénéficier de la numérisation, que ce soit en reliant tous ses objets à Internet, en abandonnant le papier, en interagissant directement avec ses clients via Internet», estime Christian Petit.

L’exemple du FC Bâle

Le responsable cite l’exemple du club de football de Bâle. «Le club nous a sollicités fin 2015 pour améliorer le suivi de ses jeunes joueurs, poursuit le responsable de Swisscom. Nous l’avons aidé à créer des profils numériques des joueurs et un suivi de leurs performances».

L’opérateur cite aussi l’exemple de Schindler: en équipant chacun de ses ascenseurs d’une puce les reliant à Internet, le fabricant suisse a pu réduire le temps nécessaire à la résolution des pannes. Swisscom développe par ailleurs un nouveau réseau mobile, destiné à connecter à Internet des objets qui ne sont pas forcément reliés au courant électrique. Avec le but, pour l’opérateur, de permettre à ses clients de communiquer en tout temps avec leurs appareils.

Ce mercredi, Swisscom inaugure par ailleurs son laboratoire sur le site de l’EPFL. Vlad Trifa en est son responsable. «Le but de notre présence à l’EPFL est de recevoir des demandes de la part d’entreprises et de les aider à régler leurs problèmes avec eux. Durant plusieurs semaines, nous nous réunirons dans nos locaux à l’EPFL en intégrant des ingénieurs de Swisscom, des employés de nos clients et d’autres spécialistes d’autres sociétés, mais aussi de l’EPFL, pour trouver des solutions.»

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