Commerce

Swisscontact remplace Switzerland Global Entreprise

Berne change de prestataire pour son programme de promotion des importations. Switzerland Global Entreprise va dissoudre son équipe de 14 personnes

Ce n’est pas la mission pour laquelle Switzerland Global Entreprise (S-GE) est la plus connue. En plus de la promotion des PME exportatrices, c’est pourtant S-GE, anciennement OSEC, qui était chargé de dynamiser l’importation de biens et services depuis des pays en développement vers la Suisse.

Le passé est de mise car à partir de janvier 2017, SG-E sera remplacée par Swisscontact. La fondation basée à Zurich a remporté ce qui constituait le premier appel d’offres depuis 2008. Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO), le contrat a été attribué sur la base de trois critères: le respect de ses exigences en termes de programme et de coordination, ainsi que sur la base du prix demandé par Swisscontact pour gérer le programme suisse pour la promotion des importations (SIPPO).

Albanie, Colombie ou Cambodge

Le SIPPO, dont la pertinence a quelques fois été remise en cause au parlement, offre à certains pays en développement une aide afin d’accroître leurs exportations à destination de la Suisse, en les faisant notamment participer à des foires professionnelles. L’Albanie, la Colombie, le Cambodge ou la Macédoine font partie des pays partenaires.

Parce qu’elle a rendez-vous ce jeudi avec le Seco, Swisscontact préfère attendre avant de donner des précisions. La fondation, qui compte déjà plus de 1100 collaborateurs dans le monde, indique néanmoins qu’une équipe de cinq personnes sera mise en place en Suisse et que trois personnes opéreront dans les pays concernés.

Equipe dissoute

Au sein de S-GE, on «déplore vivement» la perte de ce mandat, même s’il n’était pas le plus important. L’équipe de 14 personnes responsable du SIPPO – sur un effectif total de 110 en Suisse – sera dissoute. Des licenciements ne sont pas à exclure. De plus, «de précieux effets de réseaux et des synergies, patiemment bâtis, seront perdus pour l’économie suisse», écrit Daniel Kung, le directeur général de S-GE, dans un message adressé à ses membres.

Les synergies évoquées ne sont pas aussi évidentes qu’il n’y paraît, tempère Philippe Monnier, l’ex-directeur de la promotion économique de Suisse occidentale (GGBA) et administrateur de sociétés internationales. En général, les interlocuteurs qui s’imposent pour favoriser des exportations ne sont pas les mêmes que ceux que l’on tente de convaincre de s’implanter ou d’exporter en Suisse.

S-GE rappelle par ailleurs que la perte de ce mandat ne modifie pas ses prestations de promotion des exportations ou d’implantations d’entreprises étrangères.

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