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La plupart des grands hôpitaux du pays sont concernés, dont l'Hôpital de l'Ile à Berne, le CHUV à Lausanne et les HUG à Genève.
© ALESSANDRO DELLA VALLE

Médicaments

Swissmedic fait recours dans l’affaire des anticancéreux falsifiés

Quatre responsables d’Alkopharma, société disparue, ont été condamnés en 2016. Selon Swissmedic, la mise en danger de la santé des patients n’a pas été retenue

Swissmedic a déposé un recours contre la condamnation en 2016 de quatre responsables de l’entreprise valaisanne Alkopharma à des jours-amendes ou des peines pécuniaires. La mise en danger de la santé des patients n’a pas été retenue, a confirmé Danièle Bersier, porte-parole de l’autorité de surveillance, revenant sur des informations du Matin Dimanche et de la SonntagsZeitung.

Lire aussi cet article paru dans Le Temps du 15 janvier 2012: Alkopharma, le nouveau scandale sanitaire

L’entreprise Alkopharma a falsifié les dates de péremption afin d’écouler son stock. Environ 100 000 flacons périmés de l’anticancéreux Thiotepa ont été vendus et administrés à des patients en Suisse et en France entre 2007 et 2011. La plupart des grands hôpitaux du pays sont concernés, dont l’Hôpital de l’Ile à Berne, le CHUV à Lausanne et les HUG à Genève.

Le Thiotepa a une durée de vie de 18 mois, au-delà desquels il ne contient plus la dose de principe actif exigée. Certains flacons ont été vendus sept ans plus tard. Il est difficile d’établir avec certitude si et dans quelle mesure ce sous-dosage a porté préjudice aux patients. Pour Swissmedic, il est toutefois clair qu’ils ont été mis en danger.

Copinage avec la BCVs

Le Matin Dimanche et la SonntagsZeitung ont aussi rappelé que la fraude aux anticancéreux périmés impliquait la Banque Cantonale du Valais (BCVs). L’actuel président du conseil d’administration de la banque, Jean-Daniel Papilloud, proche ami du patron d’Alkopharma, serait directement concerné.

Lire aussi: Le patron de pharma que rien n’arrête

La BCVs aurait accordé un prêt de 85 millions de dollars à la société qui a falsifié les dates de péremption d’environ 100 000 flacons. «Un crédit de 85 millions de dollars pour une société qui fait 49 millions de chiffre d’affaires, c’est invraisemblable», estime un administrateur d’une banque cantonale, cité dans la presse dominicale. La banque risque de perdre 17 millions de francs à cause de la faillite d’Alkopharma, prononcée le 29 août 2013.

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