Lors du rachat de l'usine de pâtes alimentaires par Hero, en janvier 1996, Nyon riait car l'opération ne se soldait alors par aucune suppression d'emplois. Aujourd'hui, c'est la douche froide. Nyon perd une enseigne supplémentaire et son tissu industriel se réduit

davantage. La ville est déjà considérée comme une cité-dortoir située quelque part entre Genève et Lausanne. La fermeture d'une usine pourtant neuve risque d'accentuer ce sentiment. Le plus étonnant dans cette affaire, c'est le fatalisme affiché par un syndic manifestement dépassé par les événements. A-t-il songé à réunir des énergies pour tenter au moins de trouver un repreneur? Non: il ignorait même que Hero avait racheté l'usine il y a deux ans!

R. Rr