Les affaires de Syngenta sont tributaires des conditions météorologiques, qui dirigent les choix des agriculteurs en matière de ­semences et de produits phyto­sanitaires. Publiés mercredi, les résultats du deuxième trimestre, marqués par une baisse de 4% du chiffre d’affaires, à 3,82 milliards de dollars, l’attestent. Le printemps froid et humide en Europe et l’effet indirect de la sécheresse 2012 sur les semences hybrides disponibles cette année aux Etats-Unis ont conduit à un ralentissement de la croissance du groupe.

Sur l’ensemble du premier semestre, le chiffre d’affaires progresse de 2%, à 8,39 milliards de dollars, inférieur au consensus des analystes établi à 8,63 milliards. John Ramsay, directeur financier du groupe, se dit pourtant confiant de pouvoir atteindre l’objectif de 8% en 2013, étape en vue de la cible de 25 milliards de dollars fixée pour 2020 (contre 14,2 milliards en 2012). L’hémisphère Sud, notamment l’Amérique latine, devrait contribuer, selon lui, à redresser la barre au second semestre.

Syngenta subit une pression sur ses marges bénéficiaires. La marge opérationnelle du premier semestre se situe à 22,3%, contre 23,5% l’année précédente, alors que le bénéfice net recule de 5%, à 1,41 milliard de dollars. La croissance à deux chiffres dans les ­marchés émergents ne se fait en effet pas dans les produits haut de gamme à forte marge.

A noter que la suspension de l’utilisation des néonicotinoïdes en Europe et en Suisse afin de préserver les abeilles, contre l’expertise scientifique de Syngenta, occasionnera une baisse du chiffre d’affaires de 30 à 50 millions de dollars.