Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
En poste depuis 6 mois, Erik Fyrwald a salué l'état dans lequel il a trouvé Syngenta et le potentiel de développement de l'entreprise bâloise.
© MICHAEL BUHOLZER/AFP

Agrochimie

Syngenta reste confiant quant à son rachat par ChemChina

Il y a dix mois, le groupe ChemChina annonçait le rachat de Syngenta contre 43 milliards de dollars. Dans un contexte de consolidation du secteur, la transaction a pris du retard. Directeur de Syngenta depuis juin, Eric Fyrwald reste confiant

Pour Erik Fyrwald, directeur de Syngenta depuis le 1er juin, la rencontre avait des allures de bilan des 100 jours. Dans le quartier général bâlois du semencier suisse, l’Américain a convoqué mercredi une dizaine de médias pour évoquer la marche des affaires. Les services de communication avaient prévenu: «Aucune information supplémentaire ne sera donnée quant à la transaction avec ChemChina.» En réalité, il a beaucoup été question de la Chine pendant cette rencontre de deux heures.

En début de semaine, plusieurs médias dont Bloomberg ont fait état de mesures mises en place par Pékin afin de limiter les investissements des entreprises chinoises à l’étranger et enrayer la dépréciation du yuan. Une perspective qui a soulevé des doutes quant à l’aboutissement de l’opération d’achat de Syngenta par l’entreprise d’Etat chinoise ChemChina. Annoncée en février, l’opération à 43 milliards de dollars attend toujours le visa des régulateurs européens et américains.

Erik Fyrwald explique avoir obtenu de «fortes garanties» du président du conseil d’administration de ChemChina Ren Jianxin et de divers officiels lors d’un récent voyage en Chine. Pour le directeur, les articles de presse «mettaient en cause les investissements non-stratégiques. Et je peux vous assurer que la sécurité alimentaire est un enjeu stratégique pour la Chine».

Freins aux transactions

Autre question: celle de la consolidation du secteur après les annonces de fusion de Dow Chemical et DuPont pour 130 milliards de dollars et le rachat de Monsanto par Bayer (66 milliards de dollars). Depuis cette dernière opération, la procédure de régulation a pris une «tournure différente» reconnaît Erik Fyrwald: «Les autorités anti-cartel nous demandent de fournir beaucoup plus de documents. Mais nous restons confiants: ChemChina et Syngenta évoluaient sur des marchés différents. L’accord n’affecte pas la dynamique compétitive sur le marché.» Syngenta prévoit désormais que le processus réglementaire débouchera «au cours du premier trimestre 2017» et non plus avant la fin de cette année, comme initialement prévu.

Pour le directeur américain, ce délai n’aura pas d’influence sur les affaires courantes du groupe: «La seule chose qui va pâtir de ce retard c’est le degré de notre expansion en Chine», concède Erik Fyrwald en rappelant que Syngenta a mandaté un nouveau directeur pour le marché chinois, en prévision de son développement.

Celui qui a passé 27 ans au sein du groupe concurrent DuPont rappelle que le semencier suisse ne fusionne pas mais change simplement d’actionnaire majoritaire: «Syngenta restera Syngenta». L’entreprise bâloise ne s’est pas pourvue de personnel pour accompagner la transition.

Publicité
Publicité

La dernière vidéo economie

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

Candidate au prix SUD de la start-up durable organisé par «Le Temps», la société Oculight est une spin-off de l’EPFL qui propose des aides à la décision dans l’architecture et la construction, aménagement des façades, ouvertures en toitures, choix du mobilier, aménagement des pièces, pour une utilisation intelligente de la lumière naturelle. Interview de sa cofondatrice Marilyne Andersen

«Nous tirons parti de la lumière pour améliorer le bien-être des gens»

n/a
© Gabioud Simon (gam)