Il souhaite que les Grecs utilisent leur bulletin de vote pour rejeter le plan de réformes et d’austérité décidé par Bruxelles, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI). Vendredi, Alexis Tsipras a présenté son programme économique. Pour le chef de Syriza, la gauche radicale grecque, «le mémorandum est soit à appliquer soit à annuler». En cas de victoire, «nous l’annulerons», a-t-il déclaré.

Selon un sondage publié hier, Syriza obtiendrait 31,5% des voix, devant les 25,5% de Nouvelle Démocratie (ND, conservateurs) et les 13,5% du Pasok (socialiste). D’autres estimations le donnent au coude à coude avec ND. Les élections ont lieu le 17 juin et la loi grecque interdit toute nouvelle publication de sondage de vote d’ici là.

Geler les intérêts

L’alternative proposée par la gauche radicale vise à garantir un «assainissement des finances publiques socialement juste» et la «participation à égalité de la Grèce dans la zone euro», a-t-il ajouté en présentant son programme lors d’une conférence de presse. Syriza souhaite encore geler le paiement des intérêts de la dette jusqu’à ce que l’économie se stabilise et «montre des signes de redressement».

«Les Grecs ne demandent pas d’argent. Ils ne sont pas des mendiants. Ils demandent du travail et les moyens de gagner leur vie. […] Nous pouvons assurer que cela peut être atteint sans les sévères coupes du mémorandum», a conclu Alexis Tsipras.

L’Union européenne et le FMI se sont engagés à prêter quelque 130 milliards d’euros à la Grèce, en échange d’une série de réductions des dépenses publiques et de réformes structurelles. Alexis Tsipras, 37 ans, accuse les deux principaux partis de transformer les élections de juin en référendum sur le maintien du pays dans la zone euro. «C’est un faux dilemme», a-t-il déclaré.

Dans des marchés américains et européens dans le rouge, la bourse d’Athènes a fini la séance sur un recul de 4,5%.