La semaine dernière, Credit Suisse a annoncé la «nouvelle» stratégie tant attendue qu’António Horta-Osório peaufine depuis sa prise de fonction, il y a plus de six mois. Les structures qui prévalaient avant l’ère Thiam sont plus ou moins réintroduites. Cependant, le véritable problème et principal responsable des erreurs qui ont porté atteinte à la réputation de CS et ont coûté des milliards ces dernières années, à savoir la culture d’entreprise prônant la prise de risque au détriment de la conformité aux lois, n’est absolument pas abordé. Le président du conseil d’administration veut «faire de chaque banquier un gestionnaire de risques». Mais il semble qu’il s’agisse plus d’une phrase creuse et déchue de sens que d’un changement de culture sérieux.