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enseignement

Des tableaux interactifs de nouvelle génération

Le système qui sera officiellement présenté en octobre à la foire Worlddidac à Bâle permet à plusieurs élèves ou étudiants d’interagir simultanément sur le tableau blanc. La start-up Future Instruments espère réaliser ses premières ventes d’ici à la fin de l’année.

Des tableaux blancs ou noirs, des pupitres et toutes sortes de mobilier scolaire sont exposés à Hunziker-Kal à Ecublens, succursale de l’entreprise familiale de Thalwil (ZH). Alain Crevoisier, fondateur de Future Instruments, a su convaincre la PME qui proposera prochainement ses tableaux interactifs de nouvelle génération aux établissements scolaires et aux universités.

Demi-finaliste de l’émission L’Inventeur 2012 sur M6 il y a quelques semaines, Alain Crevoisier fait une démonstration. Le tableau blanc s’illumine et différentes applications apparaissent, à l’exemple d’un iPhone ou d’un iPad géant. Il touche l’une d’entre elles et les pièces d’un puzzle virtuel s’affichent en vrac. Plusieurs utilisateurs peuvent le reconstituer en poussant ou faisant pivoter les différents éléments. «Le système est multipoints. Plusieurs élèves ou étudiants pourront interagir simultanément sur le tableau blanc. En outre, nous nous démarquons des systèmes existants par le fait qu’aucun stylet n’est nécessaire», souligne Alain Crevoisier qui se réunira d’ici à la fin du mois avec des pédagogues et des instituteurs afin d’imaginer le futur des applications éducatives sur cette nouvelle plateforme. Celle-ci sera officiellement présentée en octobre à la foire Worlddidac à Bâle. La start-up espère livrer, par l’intermédiaire d’Hunziker-Kal, ses premiers tableaux blancs interactifs d’ici à la fin de l’année.

Comment fonctionne le système codéveloppé, entre autres, à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD) et à la Haute Ecole de musique de Genève (HEM)? Future Instruments, qui a repris le brevet sur la technologie, ajoute une simple barre sur la longueur du tableau. Elle contient plusieurs lasers qui créent un rideau de lumière. Une caméra infrarouge filme le tableau, derrière lequel est placé un petit ordinateur. Celui-ci possède un logiciel capable d’analyser l’image obtenue et de détecter les doigts ou autres objets qui traversent le champ lumineux. «Notre dispositif permet de rendre n’importe quelle surface existante interactive, comme une table ou un mur», explique Alain Crevoisier, dont la société vient d’être sélectionnée par Genilem pour un coaching gratuit de trois ans.

Magasin de jouets

A terme, le fondateur de Future Instruments imagine une salle de classe où chaque pupitre se transformerait en iPad géant, interconnecté au tableau blanc interactif. «Actuellement, s’il existe ce type d’outil en classe, seul le professeur en profite», remarque Alain Crevoisier. Equipé d’un logiciel tel Sankoré (anciennement Uniboard), l’enseignent peut ajouter à son cours des extraits de sites internet, des vidéos ou des images afin d’illustrer ses propos. «L’élève ou l’étudiant reste passif, déplore Alain Crevoisier. Tous les systèmes existants sont basés sur le modèle classique de la souris d’ordinateur.»

Une quinzaine de fabricants de tableaux interactifs se partagent ce marché, avec Smart Technologies et Promethean en tête. Ces deux sociétés proposent des systèmes avec des formats propriétaires. De son côté, Future Instruments veut développer une solution plus ouverte. Outre l’enseignement, la start-up, basée au Parc scientifique d’Ecublens, vise d’autres applications dans les domaines du marketing, de la muséographie, des jeux et de la musique. «Je travaille avec une société française spécialisée dans l’aménagement intérieur de magasins», explique l’ingénieur en microtechnique Alain Crevoisier. Nous négocions un contrat avec un magasin de jouets afin de rendre le lieu plus interactif.»

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