Takeda, premier groupe pharmaceutique japonais, entend ainsi renforcer sa présence en Europe et sur les marchés émergents comme la Russie, d’autres ex-Républiques soviétiques ainsi que le Brésil.

La transaction ne comprend pas les activités dermatologiques de Nycomed aux Etats-Unis. Elle devrait être finalisée dans les deux à trois mois, précise le communiqué.

Takeda paiera les actionnaires de Nycomed en cash, dont une partie sera financée par un emprunt de 600 à 700 milliards de yens (6,4 à 7,6 milliards de francs). En mains privées, Nycomed est détenue par quatre fonds de private equity, emmenés par Nordic Capital, qui possède 41% de la société.

Nycomed, dont les origines remontent à 1874 avec la fondation de la société Nyegaard au Danemark, dispose de son siège principal à Zurich. Le laboratoire, qui n’est pas coté en bourse, a repris à fin 2006 les activités pharmaceutiques de l’entreprise allemande Altana, celle-ci se concentrant sur son pôle chimique.

Son médicament vedette est le traitement des brûlures d’estomac Pantoprazole, un segment que Takeda connaît bien avec son Prevacid, un ancien blockbuster dont le brevet est arrivé à échéance. Nycomed emploie au total 12’500 collaborateurs.

Ce rachat met un terme aux spéculations entourant l’avenir de Nycomed, tout comme celles concernant le groupe zougois Landis + Gyr, dont l’acquisition a été annoncée le même jour par Toshiba.