Presse

Tamedia arrête la publication papier de «20 minutes Friday» à la fin de l'année

Le groupe de presse alémanique a annoncé jeudi que le magazine «Friday», supplément lyfestyle de «20 minutes», allait cesser de paraître dans sa version imprimée. Cinq emplois sont supprimés

20 minutes Friday, magazine mensuel gratuit en français et en allemand crée il y a onze ans, ne paraîtra plus sur papier en 2020. Le groupe de presse zurichois Tamedia a annoncé jeudi dans un communiqué ce «repositionnement» du journal «en tant que marque purement numérique en Suisse romande et en Suisse alémanique».

La version imprimée de la publication principalement dédiée aux tendances de la mode et du divertissement et tirée aujourd’hui à 150 000 exemplaires, fait les frais de la baisse des recettes publicitaires et «accumule les pertes», précise l’éditeur. Cinq emplois seront supprimés et le taux d’occupation de certains employés sera diminué. Un plan social a été mis en place

Lire aussi:  Résultats mitigés pour Tamedia au premier semestre

Un portail en ligne

Le site du magazine avait été remanié «au printemps 2018 sous la forme d’un portail lifestyle» indique Tamedia. Une mesure qui «a permis d’intensifier de manière significative l’interaction avec les lectrices et les lecteurs».

«Nous serons très heureux de pouvoir, dès l’année prochaine, nous concentrer entièrement sur sa version en ligne et ainsi offrir à nos lectrices et à nos lecteurs des récits et des contenus vidéo encore plus actuels», indique dans le communiqué Marc-André Capeder, corédacteur en chef de 20 minutes Friday.

«Politique mortifère», selon Impressum

Le syndicat Impressum a sèchement exprimé sa désapprobation face aux nouvelles mesures de restructuration et aux licenciements. «En abandonnant la version papier de Friday, Tamedia poursuit sa politique mortifère initiée par la suppression de la version imprimée du Matin en été 2017», dénonce le syndicat.

Impressum demande à l'éditeur zurichois de reclasser les journalistes touchés, ou alors d'appliquer au minimum les conditions du plan social arrêté le 2 septembre par le Tribunal arbitral pour les 41 du Matin.

Lire: Le plan social pour les 41 du «Matin» va faire référence

Publicité