Après le feu vert de la Commission de la concurrence (Comco) au rachat partiel d’Edipresse par Tamedia, Impressum exige que tous les emplois soient préservés. Même si un des gratuits doit disparaître, les éditeurs ont les moyens financiers d’assumer leur responsabilité sociale, estime le syndicat.

La Comco vient en effet d’autoriser, sans conditions, la reprise des activités suisses du groupe lausannois Edipresse (actionnaire du «Temps») par son concurrent zurichois Tamedia. Principale justification de la Comco à son feu vert: il n’y a pas de place pour deux quotidiens gratuits sur le marché des annonces, a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué.

En raison de la situation particulière du marché des journaux pour pendulaires en Suisse romande et des pertes importantes (plusieurs millions) causées par les journaux pour pendulaires («Le Matin bleu» d’Edipresse et «20 Minutes» de Tamedia), les exigences nécessaires à la justification d’une fusion d’assainissement sont remplies, précise la Comco.

La Comco constate en outre que l’éditeur du «Tages-Anzeiger» ne gagne aucune part sur les marchés affectés par la concentration. Tamedia n’est actif qu’en Suisse alémanique alors que l’éditeur de «La Tribune de Genève» et «24 Heures» notamment ne l’est qu’en Suisse romande, ajoute la Comco.

Les deux éditeurs ont salué la décision de la Comco. La fusion, ont-ils déclaré, «donnera naissance à une grande entreprise de médias nationale qui pourra assurer un développement pérenne à ses médias et résister à une concurrence internationale grandissante».

Tamedia et Edipresse veulent unir les deux gratuits au plus vite, cette année encore. En revanche, il est difficile de dire combien de collaborateurs seront licenciés, a déclaré à l’ATS le porte-parole de Tamedia Christoph Zimmer. Le nombre de licenciements devrait toutefois être inférieur aux 20 initialement envisagés. Plusieurs départs naturels sont en effet intervenus ces six derniers mois dans les deux rédactions, qui comptaient quelque 70 collaborateurs en mars.