Automobiles

Les tarifs des offices de la circulation sont trop élevés

Dans certains cantons, les émoluments demandés par les offices de la circulation routière dépassent largement les coûts effectifs. Près de neuf automobilistes sur dix paient trop, selon une analyse menée par le surveillant des prix

Près de neuf automobilistes sur dix paient trop d'émoluments. C'est ce qui ressort d'une analyse menée par le surveillant des prix, pour qui une baisse s'impose. Dans son analyse, publiée mardi, Stefan Meierhans distingue trois catégories: voitures neuves, d'occasions et leasing. Les émoluments incluent notamment les frais d'expertise du véhicule et d'immatriculation.

Pour ce qui est des deux premières catégories, les cantons de Genève, du Tessin, des Grisons, du Jura et de Neuchâtel sont les plus chers. A l'autre bout du spectre, on trouve les cantons de Fribourg, Soleure, Appenzell Rhodes-Intérieures et Zurich.

Le paysage est assez similaire pour la catégorie leasing. Les cantons de Genève, du Jura, de Bâle-Campagne, Neuchâtel et des Grisons pratiquent les tarifs les plus élevés. A l'inverse, Fribourg, Lucerne, Zurich, Argovie, Obwald et Nidwald appliquent les émoluments les moins élevés.

Coûts plus que couverts

Le principe de la couverture des coûts exige que les émoluments perçus ne dépassent pas ou seulement légèrement les coûts effectifs, rappelle Monsieur Prix. Or, dans les cantons de Genève, des Grisons, du Tessin, de Bâle-Campagne, du Valais, de St-Gall et d'Appenzell Rhodes-Extérieurs, l'indice de financement par les émoluments dépasse 125%.

A Schwytz il se situe à 124% et dans le canton du Jura à 119%. Pour Monsieur Prix, il convient donc de baisser «prioritairement» les tarifs dans ces cantons, qui abritent 1,4 million de voitures, soit 30% de toutes les immatriculations en Suisse. Selon l'analyse, près de neuf voitures de tourisme sur dix (87%) «sont actuellement soumises à des émoluments trop élevés en matière de circulation».

Stefan Meierhans invite non seulement les cantons qui ont une couverture des coûts excessive à revoir leurs tarifs; il exhorte également ceux qui, en dépit d'émoluments élevés, ne couvrent pas leurs charges à «se remettre en question».

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