Les taux américains n’étaient pas affectés lundi par la décision de l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s (S&P) de retirer aux Etats-Unis leur prestigieuse note «AAA», l’appétit des investisseurs pour ces titres de dette réputés très sûrs ne se démentant pas.

A 09h50, les rendements à 10 ans reculaient à 2,533% contre 2,558% vendredi à la clôture et ceux à 30 ans baissaient à 3,820% contre 3,846%. Les taux courts étaient stables à 0,00%.

«Le marché obligataire des Etats-Unis est le plus liquide au monde. Les investisseurs européens et asiatiques n’ont donc pas d’autres choix que d’acheter ces titres qui restent des valeurs refuge en tant de crise», a commenté Nordine Naam, stratégiste obligataire chez Natixis.

Il rappelle que le surplus commercial de la Chine, premier créancier des Etats-Unis, est en dollars ce qui oblige le pays à acheter des titres dans cette devise. Standard & Poor’s (S&P) a retiré vendredi aux Etats-Unis sa note «AAA», dont jouissent les émetteurs d’obligations les plus fiables.

Sanction inédite depuis la création de l’agence en 1941, S&P a abaissé la note de la première économie mondiale d’un cran à «AA+», invoquant «des risques politiques» liés à l’énorme dette publique américaine, qui dépasse 14.500 milliards de dollars.