Les créations d’emplois se sont nettement améliorées aux Etats-Unis en juillet, selon des chiffres publiés vendredi par le Département du travail. Le taux de chômage repart à la baisse.

L’économie américaine a créé 117 000 postes, soit le total le plus élevé depuis avril. C’est un chiffre meilleur que ne le prévoyaient les analystes. Ceux-ci tablaient sur 85 000.

Ces créations d’emplois ont été suffisantes pour faire baisser le taux de chômage de 0,1 point à 9,1%, alors que les analystes tablaient sur une stabilité à 9,2%.

Parmi les statistiques gouvernementales, la plus encourageante concerne le secteur privé, qui a connu 154 000 embauches nettes à lui seul en juillet, après deux mois où le rythme de ses recrutements avait considérablement ralenti.

L’emploi public a de son côté diminué pour le neuvième mois consécutif, de 37 000 postes. «La baisse a été presque entièrement due à la fermeture partielle des services publics du Minnesota», a précisé le ministère, en référence au chômage partiel des fonctionnaires de cet Etat qui n’avait pas de budget pour fonctionner au début du mois.

Malgré cette amélioration, la première économie mondiale a donné ces dernières semaines des signes de faiblesse qui ont plongé les marchés financiers mondiaux dans le doute et pesé lourdement sur la cote de popularité du président Barack Obama.

Mardi, Barack Obama avait appelé la classe politique à «faire tout ce qui est en [son] pouvoir pour faire croître cette économie et remettre l’Amérique au travail».

Le SMI se reprend

La Bourse suisse s’est quelque peu redressée vendredi après-midi après l’annonce des chiffres du chômage aux Etats-Unis meilleurs qu’attendu par les observateurs. L’indice des valeurs vedettes, le Swiss Market Index (SMI), ne perdait ainsi plus que 0,6% vers 14h35.

Le SMI avait ouvert en baisse de près de 3,9% vendredi matin, avant de naviguer durant toute la matinée dans une fourchette comprise entre -1,6% et -3%. L’information relative au marché de l’emploi américain n’est toutefois pas encore à même de constituer un solide soutien à un marché déprimé pour l’heure.

Les Bourses affichent en effet une nervosité extrême depuis plusieurs jours. Deux raisons majeures à ce phénomène: les craintes d’une contagion à d’autres pays de la crise de la dette publique qui affecte déjà certains Etats de la zone euro et la peur de voir émerger une récession aux Etats-Unis.