Le 19 septembre dernier, la Banque nationale suisse (BNS) annonçait une réforme de son mode de calcul des intérêts négatifs. Son taux directeur et le taux d’intérêt négatif appliqué aux avoirs à vue demeurent à 0,75%. Mais, depuis le 1er novembre, ce dernier entre en jeu à partir d’un montant correspondant à 25 fois les réserves minimales que les banques commerciales doivent déposer auprès de la Banque nationale. Ce seuil étant auparavant fixé à un multiple de 20, la nouvelle méthode de calcul permet d’alléger la charge de l’intérêt négatif pour l’ensemble des banques. Mais en pratique, la réforme revient à exempter de facto certaines catégories de banques, montrent les statistiques de la BNS.

Chaque mois, la BNS publie des données agrégées sur les intérêts négatifs. Ces chiffres ne donnent pas leur coût précis pour un établissement ou un groupe d’établissements. En revanche, on sait combien de réserves excédentaires sont détenues par l’ensemble des banques, par les grandes banques et par les banques cantonales. Sachant que les intérêts négatifs frappent dorénavant les montants dépassant 25 fois les réserves obligatoires, on peut comprendre quels groupes de banques les paient. Ou pas.