Un succès. Mais un succès qui s’érode avec le temps. Les politiques de taux d’intérêt négatifs ont permis de réduire les coûts d’emprunts et d’en augmenter les volumes, tandis que leurs coûts en termes de stabilité financière et de distorsions de marché semblent modestes, affirme Alexander Swoboda, professeur honoraire de l’Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève.

Or, la recherche montre que non seulement leur efficacité s’estompe avec le temps, mais les effets délétères ont tendance à augmenter, nuance l’économiste dans un article coécrit avec Théodore Renault et publié mardi à l’occasion d’un séminaire du Centre international d’études monétaires et bancaires (CIMB). Les auteurs se sont penchés sur les expériences suisse, mais aussi danoise, japonaise et européenne, où les banques centrales se sont aventurées en territoire négatif lors de la dernière décennie.